samedi 3 janvier 2009
dimanche 7 décembre 2008
Filles de l'air...
T'éclipser aux toilettes ni vue ni connue
Les joues remplies comme un hamster
Et les poches pleines de pomme de terre
Les repas familiaux pour toi c'est l'enfer
D'habitude t'arrives à t'y soustraire
Mais là quand même le mariage de ta soeur
Y'avait aucune excuse à la hauteur
J'ai hésité longtemps, te suivre ou pas
Allez bouge-toi, ouais mais j'vais lui dire quoi
On se connait pas beaucoup pourtant j'te respecte
Pis j'comprends pas ce qui t'débecte
Ce steak que t'as joliment refusé
Non merci la viande j'en mange jamais
Pas mal le coup du végétarisme
Politiquement correct, pas de séisme
J't'ai regardée revenir à la table
Avec ta robe tachée, ton p'tit air minable
Les dents serrées t'as encaissé l'indifférence
J'ai dit "Eh non, personne a capté ton absence"
Alors t'as mis ton regard dans le mien
J'ai vu l'étonnement et le plaisir d'être quelqu'un
Mais c't'étincelle tu l'as vite étouffée
En retournant illico te faire gerber
Bordel c'est quoi qui déraille dans ta caboche
L'an passé, dix kilos de plus, t'étais pas moche
Aujourd'hui tu ressembles à une momie
Dont la peau a pas encore vieilli
Tu vas crever, tu sais qu'tu vas crever?
Tire-toi une balle, j'sais pas, prends des cachets
Abrège ta souffrance et celle de ceux qui t'aiment
Le prochain repas de famille sera pas un baptême
Mais des saloperies de funérailles
Où là encore on fera ripaille
Pour oublier le cercueil trop grand
Et ton squelette couché dedans
Si l'ironie du sort s'invite
C'est dans le four que tu seras cuite
Dans l'incinérateur que tu vas griller
Comme cette bouffe que tu vomissais
Commencer par inciser les chairs
Pour dégorger entailler l'épiderme
Le sang écoulé, il faut dégraisser
Oter le bardage, peser, repeser
Aplatir le morceau, attendrir les peaux rances
Eplucher c'qui dépasse, faire revenir l'enfance
A feu doux, sans s'impatienter
Laisser la viande s'amenuiser
Préparer à part un glaçage miroir
Y jeter le restant de lard
Le détailler, l'émincer, l'amincir
Qu'il soit réduit à un soupir
Le garnir adroitement de farce
Tromper l'oeil à la surface
Alterner les couches, le napper
Pour l'épaissir et l'étoffer
Ignorer l'observateur
Qui a repéré l'odeur
De brûlé, mais c'est inévitable
La pression monte à table
Allonger sur un lit de pétales
Admirer la vie qui détale
Se dire qu'on a raté la recette
Tout balancer par la fenêtre
lundi 10 novembre 2008
dimanche 2 novembre 2008
Spleen
Une très belle chanson, d'une p'tite jeune que je connais pas, qui s'appelle Marina et qui parait-il, vient de la Star Academy.
Reste
Encore un peu
Pars pas tout de suite
Pars pas comme ça
Reste
Juste un p'tit peu
Prends pas la fuite
Me laisse pas là
Reste
Même si tu mens
Même si tu t'forces
Même si tu doutes
Reste
Juste un moment
Pour que j'm'efforce
A r'prendre la route
Reste
Encore un peu
Pars pas maintenant
Pars pas comme ça
J'veux encore
Au fond des yeux
Sentir ton corps
A moi
Va la rejoindre
Va lui mentir
Tu peux partir
J'vais pas me plaindre
J'vais juste mourir
J'te laisse garder
Nos souvenirs
Pars
Fais pas semblant
Moi je m'en fiche
Du bon vieux temps
Pars
Sauf si tu doutes
Sauf si tu triches
Sauf si tu mens
Tu peux t'en aller
La tête haute
Te dire que rien
Rien n'est de ta faute
Tu peux t'barrer
Sans te r'tourner
Sans dire adieu
Sans même penser
A nous deux
Tu peux oublier
Tout bien ranger
Dans une boite
Aux vieux secrets
Chérir ta femme
Ne rien lui dire
Oublier l'âme de nos sourires
Tu peux faire mal
Sans état d'âme
Et sans tendresse
Même animale
Tu peux me virer
Ne plus m'répondre
Et me laisser
Là dans l'ombre
Mais reste
Juste une minute
J'mérite bien ça
Avant la chute
Reste
Juste pour prouver
Qu'j'suis pas qu'une femme
Que t'as baisée
Découvrez Marina!
samedi 1 novembre 2008
dimanche 26 octobre 2008
Chrysalide
Texte d'adolescence..
Qui est cette fille dans la glace
Devisagée d'un air hostile
Par cette femme debout à ma place
Plus une étoile derrière les cils
J'oublie que c'est moi que j'regarde
Quand je me détache enfin de lui
Mon corps étranger me poignarde
Je me réfugie dans ma nuit
Refrain :
Au fond d'ma chrysalide
J'ai plus peur de tomber dans l'vide
J'ai plus peur de la vie qui passe
Mes doutes et ma peur s'effacent
Laissez-moi chrysalide
Dehors votre monde est morbide
Dedans je vois cent mille couleurs
Je fais le monde à mon bonheur
J'attire les regards hypnotisés
Plus par mes yeux mais par mon cul
C'est quoi cette chair qui a poussé
Là où mon innocence n'est plus
On exige que je raisonne
Après on m'ordonne d'obéir
Arrêtez d'me prendre pour une conne
Pourquoi j'aurais envie de grandir
(refrain)
Comment faire pour le rattraper
Ce corps qui ne m'appartient plus
Puis surtout comment l'habiter
Sans me sentir trop à la rue
J'me ronge les ongles, j'me coiffe pas
J'me cache derrière tout c'que je peux
J'efface, je triche, mais malgré ça
J'suis grande ça s'voit au fond d'mes yeux